Fêtes foraines et musée de l'emballage et de la publicité.

En règle générale, je n'aime pas trop l'ambiance des fêtes foraines, c'est bruyant (je me souviens d'une visite à la foire du trône il y a quelques années avec une copine fan de fêtes foraines, d'où je suis repartie avec une migraine mémorable), on respire à pleins poumons, dans chaque allée, les traditionnelles effluves de sucre chaud qui m'écoeurent bien plus qu'elles me mettent l'eau à la bouche, et j'ai du mal à comprendre le plaisir que peuvent éprouver les gens à monter dans ces manèges acrobatiques dont le but est de vous terrifier et vous faire pousser des cris stridents. Cependant, il y a tout de même des attractions qui me plaisent dans certaines fêtes foraines, et c'est pourquoi j'accepte bien volontiers de m'y rendre lorsqu'on me le propose. 
J'aime surtout me pencher sur l'histoire des fêtes foraines, voir l'évolution du design des manèges au fil du temps, et m'intéresser à la vie quotidienne des familles de forains.

Lorsque j'ai l'occasion, donc, de me rendre dans une fête foraine, comme le week-end dernier que nous avons passé à Londres, et où nous avons visité le Winter Wonderland à Hyde Park, si je refuse catégoriquement de monter dans le moindre manège dont les nacelles s'élèvent plus haut qu'un mètre au dessus du sol, j'aime bien observer les gens (la petite sadique, hi hi hi) cramponnés à la barre de sécurité de leur petit wagon, alors qu'ils font leurs dangereux loopings ou dévallent les pentes vertigineuses des montagnes russes. On les entend hurler depuis le plancher des vaches. Je ressens alors une espèce de compassion confuse à leur égard, tout en me disant qu'après tout, c'est eux qui l'ont voulu ! J'aime bien observer aussi la tête qu'ils font lorsqu'il descendent du manège. Très peu d'entre eux font la tronche. J'explique cela par le fait que la plupart des gens qui ne supportent pas la machine infernale dans laquelle ils ont osé monter, ou qui regrettent d'y être monté, doivent faire une crise cardiaque avant même d'avoir eu le temps de finir leur tour de manège. A moins que le choc émotionnel ne provoque une crise d'euphorie à la descente. En réalité, l'écrasante majorité des gens ont une mine franchement réjouie, on voit qu'ils ont adoré, ce qui, je l'ai expliqué plus haut, me laisse plus que perplexe. J'essaye alors de comprendre, je me gratte la tête pour remuer les quelques idées qui s'y trouvent, je tente de réfléchir, mais non, je n'y comprends décidément rien. Il y a des moments où j'ai vraiment l'impression d'être une extra-terrestre sur cette planète.

Comme il faisait un temps glacial le week end dernier à Londres, qu'en plus il pleuvait samedi, et qu'en plus-plus il fait vite nuit en fin d'après midi en ce mois de novembre, nous ne sommes restés que peu de temps samedi au Winter Wonderland. Cela a tout de même été une visite agréable, cette fête foraine étant loin d'être aussi grande et bruyante que la foire du trône, et j'ai pu constater que, finalement, on se laisse vite emporter par l'ambiance du lieu... 

















En plus d'être retournés au Science Museum, nous avons également découvert un musée original et, je crois, peu connu, même des Londoniens eux-mêmes : le musée des marques, des emballages et de la publicité. 

A priori, comme ça, l'idée de visiter un musée de l'emballage n'a pas l'air très emballant, mais en fait c'est génial, du moins pour qui aime les vieux objets et le vintage : des pièces remplies de vieilles boîtes de toutes sortes, depuis les boîtes de céréales jusqu'aux boîtes de jeux de société, en passant par les boissons, les lessives, quelques valises de compagnies aérienne (tiens, ça me rappelle une personne un peu cinglée...), une collection superbe de radios anciennes des années 30 à 60/70 dans la dernière salle, des vieilles télés, des jouets anciens, des parfums, des disques, des magazines... 

Je m'attendais à un tout petit musée, j'ai été frappée par sa taille et la richesse de ses collections. 

Je n'ajouterai pas de photos pour illustrer parce que c'est interdit d'y prendre des photos, alors je vous conseille vivement, lors de votre prochaine visite à Londres, de vous y rendre. Vous ne serez pas déçu ! 


24 novembre 2016
Posté dans la catégorie