05/12/2018

Une page 404 à se tordre de rire

Je cherchais, en passant, des renseignements sur les collections du Musée des Transports de Londres, et un site internet m'a redirigée vers un lien qui, malheureusement, est une page d'erreur. 

Je sais pas si l'erreur est 404 ou pas 404, mais quand j'ai atterri sur la page, je me suis vraiment bidonnée...

Désolée, c'est en anglais, pour ceux qui ne comprennent pas, ou pas trop bien. 

La page d'erreur 404 la plus tordante que j'ai jamais visitée se trouve ICI !!


Posté dans la catégorie

16/11/2018

Manureva, une histoire d'amour

Il y a tout juste quarante ans, le 16 novembre 1978, Alain Colas disparaissait en mer avec son bateau, l'ancien Pen Duick IV d'Eric Tabarly qu'il lui avait racheté, ensuite modifié afin de pouvoir s'attaquer avec lui au Cap Horn, et rebaptisé "Manureva". 

Manureva, l'oiseau du voyage...

Au départ de cette toute première Route du Rhum, des légendes de la mer comme Michel Malinowski, Olivier de Kersauson, Florence Arthaud, Mike Birch, Philippe Poupon... 

Et Alain Colas avec Manureva. 

Le 16 novembre, il donne pour la dernière fois de leurs nouvelles... Et puis plus rien.
On ne retrouvera jamais la moindre trace d'eux.




Portraits d'Alain Colas et de Manureva par lui même.

Avec Pen Duick IV

Source: https://www.youtube.com/watch?v=9bMMsEJuLfE


Le Cap Horn

Source: https://www.youtube.com/watch?v=WUQ5ZoT66X8



Pen Duick IV raconté par Olivier de Kersauson.


Source: https://www.youtube.com/watch?v=pQXPklXS4uU



Pen Duick IV devient Manureva...
(Mettre en plein écran)


Source: https://www.ina.fr/video/CAF93029663



Source: https://www.youtube.com/watch?v=5usI8qMbnhk



Alain Colas au départ de la Route du Rhum 1978. Film muet. Ce sont probablement les dernières images du navigateur et de Manureva.


Source: https://www.youtube.com/watch?v=It52IXtXFSc




Michel Malinowski, interviewé au sujet d'Alain Colas, fait part de son inquiétude à son arrivée de la Route du Rhum


Film complet: https://www.ina.fr/video/CAA7801635201




Source: https://www.youtube.com/watch?v=8f95VY1sEqM




Source: https://www.youtube.com/watch?v=TiGWcuYToro



Eric Tabarly et Olivier de Kersauson interviewés au sujet de la disparition d'Alain Colas.
20 ans après Alain Colas, Eric Tabarly disparaissait à son tour...
(Extrait du film : Eric Tabarly Alain Colas, vents contraires)


Vidéo complète: https://www.youtube.com/watch?v=_tsMfbdUGKU




Alain Colas. | Olivier Chapuis



Photo SDR




Manureva. (1979)
Paroles et musique Serge Gainsbourg. Interprétation Alain Chamfort.

Où es tu Manureva ?
Bateau fantôme, toi qui rêva
Des ïles, et qui jamais n'arriva
Là bas...




16 novembre 2018.
Posté dans la catégorie

14/11/2018

Des gens normaux

Parmi les choses que j’aime bien au Royaume Uni (parce que je n’aime pas tout, mais il y a plein de choses que j’aime bien) il y a le fait que, contrairement à la télévision française où, semble-t-il, les présentateurs, et surtout présentatrices (de la météo, de journaux télévisés, de jeux télévisés…), sont sélectionnés en fonction de leur apparence physique stéréotypée qui doit entrer dans un moule, correspondre à des critères prédéterminés, la télévision britannique ne voit aucun problème à montrer, dans ses émissions, des gens tout à fait normaux, des gens de la vie de tous les jours, aux apparences physiques très diverses, non stéréotypées, non idéalisées non plus.
Ainsi, je n’ai jamais vu, à la télé française, de femme enceinte d’au moins huit mois présenter une émission, la météo par exemple, avec son gros bide qui mange la moitié de l’écran. Je crois qu’en France on lui demanderait d’arrêter de se montrer face à la caméra dès le troisième ou quatrième mois, et on la reclasserait ailleurs. Je ne suis pas certaine de ce que j’avance, puisque je n’ai jamais travaillé à la télévision, donc en gros je parle sans savoir, n’empêche que je constate que jamais je n’ai vu la moindre femme enceinte à la télé française.
Je n’y ai jamais vu non plus de femmes avec de l’embonpoint, voire beaucoup d’embonpoint, et aux bourrelets ventraux parfaitement visibles et parfaitement assumés sous des robes parfaitement moulantes. On exigerait d’elles qu’elles se mettent au régime, et plus vite que ça, et qu’elles perdent vingt kilos sous peine de se faire virer, ou alors plus simplement, et de manière plus expéditive, elles ne passeraient même pas le stade du premier entretien d’embauche si elles s’y présentent ainsi. Allez comprendre pourquoi.
Je n’y ai jamais vu non plus une femme si maigre qu’elle ne peut qu’être maladivement anorexique. C’est vrai que c’est choquant de voir un squelette au lieu d’une femme, mais après tout elle est comme ça et, si on espère quand même pour elle que sa maigreur ne lui causera pas de problème de santé, on finit par s’habituer à son apparence physique. Elle est comme ça, voilà tout.
Je n’ai jamais vu à la télé française de présentatrice de la météo à qui il manque la moitié de son bras, et qui ne cherche pas le moins du monde à cacher son moignon mais le laisse au contraire clairement apparaître, sans que cela ne pose de problème à personne (du moins je l’espère), sous sa robe à manches courtes (les présentatrices anglaises portant surtout des robes, plutôt que des pantalons ou jupes, et chemises). Après tout, elle a parfaitement le droit d’avoir un bras en moins. Ca ne fait pas d’elle une moins bonne présentatrice météo, elle présente la carte du pays avec son autre bras, voilà tout. Et qu’on ne vienne pas prétendre que cette jeune femme trouverait, en l’état actuel des choses, un poste de présentatrice de la météo à la télé française.
Je n’ai jamais vu, à la télévision française, comme je l’ai vu à la télé britannique, de journaliste exhibant un sourire aux dents super jaunes tandis qu’il commente son reportage. Je suis sûre qu’en France la personne ne passerait même pas à la télé. On préférera trouver un autre journaliste qui aura des dents tellement blanches qu’on se demande parfois s’il ne s’agit pas d’un dentier. Pourtant, si demain la mode est de se colorer les dents en bleu, en vert ou en rose (c’est d’ailleurs étonnant que cette mode ne soit pas déjà sortie !) va-t-on continuer de penser qu’avoir les dents jaunes est un signe de laideur, ou pire, de saleté ?
Je n’ai jamais vu, ou si peu, à la télé française, de présentateurs, et encore moins de présentatrices, âgés de plus de… ans, à moins qu’on ne leur ait au préalable fait subir un ou deux liftings pour lisser les rides, supposées être honteuses dans notre société, et leur faire paraître… ans de moins. A la télé britannique, vous avez des rides, des poches sous les yeux, des double mentons, des crânes dégarnis… Où est le problème ?
Je crois qu’en France, on est trop omnibulés par notre apparence physique. Il faut absolument être glamour et à la dernière mode. Je critique cela parce que personnellement je me fiche comme de ma première chaussette d’être à la mode. Du coup, je suis à ce niveau là plus à l’aise en Grande Bretagne où on ne va pas vous regarder de travers ou vous faire des réflexions désagréables à cause de vos choix vestimentaires (tout comme on ne vous regardera pas bizaremment, avec embarras ou avec pitié s’il vous manque un bras) qu’à Paris où pourtant je suis née et ai vécu la majeure partie de ma vie.
On voit toutes sortes de gens à la télé britannique, et c’est parce qu’il y a toutes sortes de gens dans la vie « réelle » et que cette télévision a pris le parti, et c’est très bien, de refléter la société telle qu’elle est réellement, sans chercher à cacher honteusement ce qui est considéré comme laid ou pas glamour : on y voit donc des gens beaux, des gens laids (mais de toute façon chacun sait que la beauté et la laideur sont des critères culturels qui varient non seulement selon les pays, mais également selon les époques), des gens handicapés, des gens valides, des gens gros, des gens minces, des gens maigres, des gens vieux, des gens jeunes, des dents blanches, des dents jaunes, des chevelus, des chauves, des petits, des grands… Des gens tout à fait normaux, quoi !
Ajoutons pour terminer que la télévision britannique reflète également mieux la diversité culturelle qui compose la société. Par exemple, il y a très peu de présentateurs Noirs à la télé française, du moins était-ce le cas à l’époque où je la regardais (cela a-t-il changé ?), alors qu’en Grande Bretagne c’est tout à fait courant.
J’en profite pour faire une petite parenthèse. En Grande Bretagne, on porte sur sa veste, pendant quelques jours en novembre, un Poppy rouge pour commémorer la guerre de 14-18. Tout le monde en porte un. Ils sont en vente dans la rue, les boutiques, partout. Les gens de la télé en portent un aussi. Une présentatrice de la chaîne ITV n’en portait pas. Elle s’est reçu un paquet d’insultes sur les réseaux sociaux, et s’est fait traiter de tous les noms. Pas "juste" quelques insultes, mais un véritable déchaînement de haine. Y compris raciale (et sexiste). Elle a été obligée de s’expliquer publiquement pour stopper ce flot de haine. Les hypocrites affirmeront : « mais si mais si, elle aurait été traitée pareil si elle avait été blanche » alors que c’est évident que les gens qui l’ont insultée avaient trouvé là le prétexte idéal pour s’acharner sur elle, parce qu'ils ne peuvent pas le faire ouvertement sur sa couleur de peau (mais aimeraient bien pouvoir). Il y a aussi des gens racistes en Grande Bretagne, qui n’apprécient sans doute pas de voir des présentateurs Noirs, et pour qui la télévision de « leur » pays devrait être faite uniquement par des Blancs. Je pense qu'ils sont une infime minorité, mais je me demande quand même pourquoi le fait de haïr quelqu’un qui ne vous a strictement rien fait n’est pas considéré comme une maladie mentale, une vraie, à traiter très sérieusement par la psychiatrie. C'est le genre de trucs qui arriveraient également en France, j'imagine, si cela n'a pas déjà été le cas. Parenthèse refermée.
Par contre, ce que je n’aime pas trop à la télévision britannique, et là je préfère la télé française, c’est qu'un certain nombre de présentateurs et trices sont en permanence en représentation. Même dans certains journaux télévisés où pourtant il ne s’agit pas d’eux, mais de ce qu’il se passe dans le monde. Ils ne sont pas spontanés. Ils ne sont pas naturels du tout. On dirait qu’ils cherchent constamment à « avoir l’air » plutôt qu’à être réellement. Bref, ils ne sont pas eux-mêmes, et se comportent comme d’éternels acteurs se croyant en permanence sur une scène de théâtre, et cherchant à chaque instant à montrer une image positive d’eux-mêmes et se valoriser aux yeux du télespectateur, en faisant donc extrêmement attention à ne jamais rien laisser paraître qui puisse nuire à leur image. On sent par exemple que ces personnes font super gaffe à ce qu'elles disent et à la façon dont elles disent ce qu'elles ont choisi de dire. De même, on ne verra jamais personne dans une émission britannique se laisser aller à balancer spontanément, parfois même juste par provocation, et sans se soucier de ce qu’on va penser de lui/elle, une grosse vanne totalement débile, voire un peu « limite », qui va donner une image peu flatteuse de sa personne, mais au contraire la personne va plutôt s’efforcer de trouver le meilleur jeu de mot possible, un trait d’humour particulièrement fin, la chose qu’il fallait dire à cet instant précis. Ce qui fait que dans certaines émissions, on a l’impression que non seulement les gens sont en permanence en représentation, mais de surcroît en compétition les uns avec les autres. On a affaire dans ce cas à des personnages, plus qu’à des personnes. Je ne sais pas si j’exaggère ou pas, si je grossis le tableau ou pas, mais en tout cas c’est comme ça que je le ressens. Et il y a sûrement du vrai dans ce que je dis car, pour ne donner qu'un seul exemple, on n'inviterait jamais un mec comme Gainsbourg, ou Coluche, à la télé britannique. C'est mon opinion et je la partage, comme disait je sais plus qui.
C’est vrai aussi pour certains comiques britanniques. Lorsqu’ils sont invités à des émissions, il faut toujours qu’ils restent dans leur personnage de comique-qui-monte-sur-scène-et-fait-marrer-les-gens, et du coup ils ne peuvent pas s’empêcher d’essayer toutes les deux secondes d’être drôles, même dans des émissions qui sont supposées être sérieuses. J’en ai observé un ou deux qui, certes, écoutaient ce que les autres disaient, mais leur visage montrait qu’en fait, ils étaient en train de réfléchir à la prochaine blague qu’ils allaient lancer à l’asemblée. Et ça ne rate jamais, puisqu’au bout d’un moment, c’est systématique, ça sort. Pourquoi pas, après tout, c’est sympa et puis ça peut aussi équilibrer une émission qui, sinon, serait peut-être trop sérieuse, mais moi j’aimerais bien aussi les voir de temps en temps tels qu’ils sont réellement, au fond d'eux mêmes. Pas le comédien sur scène, mais le mec de la vie de tous les jours, avec ses pensées, ses opinions, ses émotions.
Ca fait trop longtemps que je n’ai pas vu la télévision française, et je ne peux donc dire si ces comportements y sont également présents. Je suppose que oui. Cependant, je me souviens de beaucoup d’émissions où les présentateurs et les invités étaient totalement eux-mêmes. Ils se montraient tels qu’ils étaient, bruts, avec parfois même leurs colères, leurs coups de gueule, ou leur humour bon ou mauvais. Après, on apprécie ou pas la personne, mais même si on ne l'apprécie pas, au moins on sait à qui on a affaire. Il n’y a pas de masque, pas de maquillage (intérieur).
C’est curieux, donc, cette télévision britannique qui montre les gens tels qu’ils sont du point de vue de leur apparence physique, sans discrimination aucune par rapport à ce qui est considéré comme un défaut, ou par rapport à une infirmité, une condition physique spéciale (passagère ou pas), mais où, en revanche, certaines personnes se montrent si peu telles qu’elles sont réellement du point de vue de leur personnalité, ne laissant jamais paraître qui elle sont vraiment à l’intérieur. Pourtant, nous avons tous des qualités, mais aussi des défauts. C’est normal, c’est humain. On ne s'attend pas à voir dans la vie de tous les jours des gens formatés, alors pourquoi vouloir absolument donner cette impression à la télévision ? Ne vouloir montrer que des qualités, et s’acharner à dissimuler ses défauts doit être, à la longue, vraiment épuisant.

26/06/2018

Un blog à découvrir absolument !

J'ai découvert hier soir, en surfant sur le net, ce blog vraiment formidable intitulé "As tu déjà oublié ?", formidable en tout cas pour ceux qui s'intéressent à l'architecture et au design de l'époque allant des années 50 aux années 70.




Ce blog est bourré d'articles recensant les oeuvres d'art (comme les sculptures de plein air, par exemple) les constructions (immeubles, édifices religieux... jusqu'aux cabines de plage !) les intérieurs privés, les styles (Space Age, Brutalisme), les designer célèbres... qui ont marqué les Trente glorieuses. 

Personnellement, je suis dingue de ces années là. J'aime "même" Le Corbusier, dont les constructions sont parfois considérées comme froides et inhumaines. Mais moi, je trouve pas. 

On a passé un peu de temps hier soir à parcourir les articles de ce blog, mais il y en a tellement qu'on n'a pas encore réussi à tous les voir, mais on en a déjà trouvé plein montrant des oeuvres architecturales ou artistiques nichées dans des recoins de Paris qu'on essayera d'aller voir dès que ce sera possible. 

Malheureusement, certaines de ces oeuvres, comme des mosaïques des années 70 ornant des halls d'entrée d'immeubles, seront, j'imagine, difficiles d'accès en raison des digicodes et autres interphones, mais bon, sachant que j'ai réussi en 2010 ou 2011 à entrer dans l'immeuble où François Truffaut a passé son enfance (quelle émotion ! un vrai pèlerinage pour moi...), en me glissant à l'intérieur au moment où une personne en sortait (la femme m'a regardée d'un air un peu surpris mais ne m'a rien dit et m'a même finalement tenu la porte, oh tellement merci !), j'ose espérer que quelqu'un acceptera de nous laisser, là aussi, la porte ouverte. J'aime tellement ces décorations d'immeubles typiques des années 70 que je crois que ça ne me suffira pas de les voir en photo sur un blog, il faut que je les voie en vrai !

Il n'y a pas que des endroits parisiens sur ce blog, bien sûr. On peut y voir des articles sur des oeuvres situées un peu partout en France et même à l'étranger (Montréal, avec un pavillon de l'Expo de 1967, par exemple). 

J'ai bien l'intention de parcourir tous les articles, absolument tous, de ce blog tellement génial que j'ai sauté de joie lorsque je l'ai découvert, et je vous encourage donc à aller y faire un grand tour, ou juste un petit si, à priori, le thème abordé ne vous intéresse pas (mais même là, je serais prête à parier que vous serez aussi enthousiasmé(e)s que moi par son contenu riche et varié).

A l'heure où j'écris ces quelques lignes, les auteurs de ce blog, car il y en a plusieurs, n'ont pas écrit d'article depuis plusieurs mois (depuis mars 2018 pour être précise)  mais j'espère qu'ils vont s'y remettre bientôt. 

En attendant, on peut aussi visiter leurs blogs personnels si tant est qu'ils mettent un lien dans leur profil, c'est comme ça que j'ai pu également découvrir celui de "Crazee Girl", basée à Meaux (d'autres auteurs de "As tu déjà oublié ?" sont situés ailleurs en France, comme par exemple Grenoble), et ce blog là aussi je vais le visiter en détails. J'y ai vu des objets vintage vraiment supers. J'ai même vu qu'elle vendait en ligne, mais désolée Crazee Girl, je n'achète plus trop en France car les frais de port vers l'Angleterre sont vraiment trop élevés. Ce sera juste pour le plaisir des yeux.

20/06/2018

Pour ou contre le travail à domicile ?

La question idiote... 


Oui, idiote, ma question, parce qu'on n'a pas à être pour ou contre, chacun fait, fait, fait, c'qui lui plait, plait, plait... En tout cas chacun fait selon les opportunités qui se présentent, car il est des boulots où le travail à domicile ne peut exister. Serveuse dans un restaurant, par exemple. 

Personnellement, je bosse à domicile (télétravail pour le compte d'autres personnes, mais également travail en indépendant pour moi-même) depuis que je suis en Angleterre, et ça me convient très bien. Travailler en présentiel avec une équipe me convenait aussi très bien, comme quoi je ne suis pas difficile comme personne ! Je crois que ça me convient parce que je vois les avantages des deux systèmes. Il y a des inconvénients, bien sûr, mais il ne faut pas se focaliser là dessus, ou alors il faut les prendre comme de bonnes expériences, un exercice d'adaptation en quelque sorte.


Parmi les avantages (et les inconvénients) que l'on cite généralement dans les articles consacrés à la question, on trouve :

- les transports que l'on évite, cette grève dont on ne souffrira pas si on vit en ville et qu'on doit prendre les transports en commun. Ne pas être obligés de se lever aux aurores pour arriver à l'heure à son boulot (surtout en cas de grève des transports...). 
Tout ça est indéniablement un avantage et une amélioration de la qualité de vie, mais devoir le faire n'est pas forcément un inconvénient : il y a des années, pour l'un des boulots que j'ai faits dans ma vie (j'en ai fait tellement de différents que je vais pas tous les citer) je devais me lever tous les matins à six heures pour arriver pile à 7 heures 30. Mais c'est rien comparé à des gens qui doivent se lever à cinq heures, voire plus tôt que ça. 
Le plus dur, c'était quand même de se lever, de parvenir à me réveiller et m'extirper de mon lit, parce qu'une fois que j'étais dans la rue, attendant mon bus (pour ce travail, je prenais le bus et non le métro) dans la fraîcheur du petit matin, c'était très sympa parce que je voyais tous les matins la même dame avec qui on a finit par engager la conversation. Une quinzaine de minutes plus tard, le bus s'arrêtait pour prendre un mec (toujours le même, vous l'aurez compris) qui descendait quelques stations plus loin. C'était comme un rituel. Lui n'a jamais cherché à engager la conversation avec qui que ce soit dans le bus. Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais persuadée que ce mec était un syndicaliste, probablement de la CGT. Je ne sais pas comment expliquer ça, mais quelque chose en lui me faisait penser cela. J'aime bien observer les gens dans les transports, me demander qui ils sont, où ils vont, quel est leur quotidien.
Pour un autre de mes boulots, je prenais le métro, cette fois plutôt aux heures de pointe, eh bien croyez le ou pas, ça ne me paraissait pas si horrible que ça, mis à part bien sûr le fait d'être tous serrés comme des sardines. Par contre, quand il fallait descendre et donc pousser un peu tout le monde, c'était flippant parce que j'étais jamais sûre d'y arriver avant que les portes ne se referment. 
Je dois être cinglée, mais je vous assure que j'aimais bien prendre mon petit transport matinal. Je ne veux pas dire que ça me manque, mais ça ne m'a jamais paru abominable comme truc à faire. 

Il est vrai que prendre les transports n'est pas toujours une partie de plaisir, et la plupart du temps, ce n'est pas lié au transport lui même, ni au fait d'aller travailler (du moins quand on aime bien le travail qu'on fait) mais aux personnes pas très engageantes qu'on peut y rencontrer parfois. 
Une fois, j'étais dans un bus assez plein, mais tout de même pas bondé, et voilà qu'arrive ma station. "Pardon... pardon... pardon..." je commence à dire en essayant de me frayer un passage parmi les voyageurs. J'allais dire "parmi les passagers", mais passage + passagers, c'est de la mauvaise littérature, n'est-ce pas... Bref, tout à coup, une femme nettement plus grande que moi et assez baraquée me barre carrément le passage, au lieu de se pousser, et me balance à la figure : "pardon si je veux !". Ah bon, très bien... J'essaye de la contourner par la gauche, par la doite, mais elle cherche par tous les moyens à m'empêcher de descendre. Trop tard, les portes se referment. Je crie au chauffeur : "la porte, s'il vous plait !" (une phrase bien connue des Parisiens qui la prononcent régulièrement) ce qui a eu pour effet immédiat et très étrange de calmer cette personne. Elle s'est poussée comme par enchantement, et m'a laissée sortir sans aucun problème. Bizarre bizarre... Je crois qu'elle a cherché à se faire remarquer, mais j'ai pas compris pour quelle raison. C'est clair que des expériences comme celles là, ça peut vous gâcher votre voyage.

- quand on bosse chez soi, on a la possibilité de choisir ses horaires de travail. Personnellement je n'ai pas vraiment d'horaires. Je commence à bosser quand je suis prête, et l'heure à laquelle ce miracle survient dépend des jours (ça va de 07h45 à 9h00 en fonction de la position des étoiles dans le ciel) et j'arrête de bosser quand j'ai fini ce que j'avais à faire ou alors quand je tombe par terre d'épuisement, surtout si en plus j'ai pas pris le temps de déjeuner voire même que j'ai carrément oublié (ça m'arrive...). Enfin, c'est pas tout à fait vrai ce que je dis, parce que j'ai quand même une règle d'or : finir à 18h30, en tout cas à 18h30 maximum. Là, par exemple, j'ai arrêté plus tôt que prévu, parce que j'ai bossé comme une dingue aujourd'hui et que si je n'arrêtais pas j'allais pêter un câble, mais vu qu'il est 17h30 heure british, ça fait 18h30 heure frenchie, donc je ne déroge pas tant que ça à ma règle...
Si je n'arrête que lorsque je tombe par terre, ce n'est pas parce que je n'arrive pas à m'organiser ou que je suis tombée dans le stress du "travail sans fin", comme on peut le lire ici ou là, mais tout simplement parce que je n'ai aucune envie d'arrêter. J'adore ce que je fais, c'est devenu ma priorité, alors je ne vois pas pourquoi je devrais arrêter. Je ne m'arrête même pas pour faire la pause règlementaire. Sauf quand il s'agit d'aller mettre la bouilloire en route pour me faire la tout aussi règlementaire tasse de thé, bien entendu.

- on n'a pas de patron qui vous harcèle, si tant est que les patrons sont des harceleurs. Personnellement ça ne m'est jamais arrivé, mais je connais des personnes qui ont eu des sacrés problèmes avec leur "hiérarchie", comme on dit, et ça leur a bouffé la vie. Il arrive aussi que l'on ne s'entende pas bien avec certain(e)s collègues, et là c'est vrai que c'est pénible de devoir passer la journée entière, ou une partie de la journée, avec eux. Ca, par contre, ça m'est arrivé. Je me souviens d'une nénette vraiment c...e avec qui il a fallu que je bosse plusieurs semaines. En travaillant à domicile, on est certain de pouvoir travailler dans de bonnes conditions.
Quant aux articles qui parlent de la difficulté de devoir travailler seul chez soi en raison d'un sentiment de solitude, de la difficulté de ne voir personne durant ses horaires de boulot, franchement ça ne me gêne pas du tout. Je ne ressens aucune solitude. Quand je dis ça, il y a toujours quelqu'un pour ne pas me croire et essayer de me convaincre qu'en fait ça me gêne énormément mais que je ne m'en rends pas compte. La personne refuse d'admettre que ce n'est pas un problème pour moi. Je vous assure que ce n'est pas dérangeant du tout comme système, en tout cas tant qu'on vit avec quelqu'un, car je peux comprendre très bien que si on bosse à la maison sans voir personne et qu'en plus le soir on se retrouve seul devant sa télé, là oui, ça doit être un peu dur. Mais sinon, c'est vraiment pas gênant : vous retrouvez votre moitié le soir (et vos mômes si vous en avez) et les amis, ben vous organisez vos sorties avec eux quand vous en avez envie et que tout le monde est disponible au même moment. Du coup, vous inversez : quand tant de gens se cloîtrent chez eux le week end, se levant le dimanche à onze heures pour récupérer, n'ayant pas envie de faire grand chose de la journée parce qu'ils ont passé la semaine à cavaler (et ça se comprend), inversement, quand on bosse à domicile on s'arrange pour voir plein de monde le week-end, les voisins, les amis, parce qu'on a envie de sortir ou inviter les gens à la maison. Travailler à la maison ne fait pas des gens des asociaux ni des hermites. 
Ses amis, on se les fait en dehors du lieu de travail, voilà tout. Où est le problème ? Pourquoi vouloir toujours se créer des problèmes, ou voir des problèmes, là où il n'y en a pas ? C'est plus contraignant, d'une certaine façon, c'est vrai, mais d'un autre côté je ne suis pas adepte de l'idée qu'on se fait ses amis exclusivement sur son lieu de travail, ou majoritairement sur son lieu de travail. En plus, le fait qu'on me livre des amis-tout-prêts dans un package complet comprenant boulot-paye-collègues-relations-amis, ça me déplait. Un peu comme ces bouquets de chaînes de télévision ou vous ne choisissez pas à la carte, mais où vous devez prendre le tout en bloc. Penser, d'une part, comme le suggèrent certains articles, qu'on souffre forcément de solitude si on ne voit personne sur son lieu de travail, et d'autre part qu'il n'y a pas d'autre façon de se faire des amis que sur son lieu de travail, ce sont deux grossières erreurs. 
Par contre, un des avantages de bosser en équipe, c'est que vous avez des gens avec qui déjeuner le midi (ah le fameux déjeuner, ma bête noire...). D'une part ça vous force à ne pas oublier de le faire, d'autre part j'aime bien déjeuner le midi avec des gens, je trouve ça très sympa. J'ai de très bons souvenirs de déjeuners entre collègues. 
Il y a une grande différence entre le concept du déjeuner dans le monde du travail en France, et dans celui en Angleterre. En Angleterre, les gens vont prendre maximum une demi heure pour déjeuner, alors qu'en France ça peut aller jusqu'à... Je trouve les deux systèmes acceptables (je vous l'ai dit, je ne suis pas difficile). Je n'irai pas critiquer ceux qui passent une heure et demi à déjeuner le midi parce que chacun fait, fait, fait... (du moins si votre patron vous l'autorise) et je n'irai pas critiquer non plus ceux qui avalent un sandwich devant leur ordinateur, parce que chacun fait, fait, fait... et aussi parce que c'est ce que je fais depuis que je bosse à domicile ! Il m'arrive très souvent de prendre juste le temps de préparer mon repas, et retourner le manger devant mon sacro-saint ordi.
En fait, je n'ai jamais autant bossé que depuis que je le fais à domicile. On est hyper productif quand on bosse chez soi, que ce soit pour quelqu'un d'autre, ou pour soi en indépendant. Je n'ai rien pour me distraire du travail que je dois accomplir. Pas de collègues avec qui papoter, pas de bruit pour me déconcentrer (à part quand je mets un peu de musique). Je ne suis plus malade parce que je n'attrape ni les germes des collègues qui arrivent avec une grippe ou une bronchite mal soignée et qui vous toussent dans la figure, ni les microbes qui circulent, comme tout autre passager, dans les transports en commun. 

- Un inconvénient si on est seulement en indépendant, c'est qu'on ne gagne pas tous les mois la même chose. Dans certains métiers, les indépendants courent également après leurs clients pour se faire payer. Ca c'est un truc qui m'est encore jamais arrivé (je dois dire que les Anglais sont vraiment réglos à ce niveau là), mais on ne sait jamais, ça arrivera peut être un jour. C'est pourquoi il est mieux, en règle générale, de travailler aussi pour quelqu'un, c'est à dire de télétravailler, ça assure un revenu fixe, et ensuite on peut développer en parallèle son activité propre. 

Conclusion : toutes les entreprises devraient donner à leurs salariés la possibilité de télétravailler s'ils le souhaitent, car les inconvénients de ce système sont minimes, et les avantages bien réels, surtout pour eux en terme de productivité. Malheureusement, ce système peine encore un peu à se développer en France, semble-t-il.

Donc, pour finalement répondre à ma question pas si idiote que ça en fait, je dirais que je suis pour le travail à domicile, parce qu'il n'y a pas de raison que le système n'existe pas, ou soit sous développé, mais uniquement si c'est choisi, et non imposé.
Car tout le monde n'a pas envie de travailler à domicile. Il y a des gens qui vous disent qu'eux ne pourraient pas, qu'ils ne le souhaitent pas et, comme on dit ici : "that's perfectly fine with me".

La première des conditions pour pouvoir travailler chez soi, je crois, est d'aimer vraiment, voire passionément, le travail qu'on fait, car de là découle la motivation nécessaire pour ne pas avoir de problèmes d'organisations ou d'auto-discipline. Comment se mettre au boulot, en effet, si on voit le travail à accomplir comme une corvée ennuyeuse ? Il faut se lever le matin avec enthousiasme, avec l'envie de démarrer sa journée, et terminer le soir en étant satisfait du travail accompli, que ce soit au niveau de la qualité, bien sûr, mais aussi de la quantité. Même quand je suis claquée à la fin de la journée, je suis toujours hyper contente d'avoir bossé comme une dingue. Pour moi, ça signifie que j'ai réussi ma journée. Ai-je réussi ma journée aujourd'hui alors que j'ai arrêté une heure plus tôt que prévu ? Bon, eh, faudrait p'tet pas exagérer, non plus, hein...

Tiens, ça me rappelle Truffaut dans "La Nuit Américaine", quand le metteur en scène, Ferrand, explique en voix off comment il fait son examen de conscience au milieu du tournage de son film : a-t-il bien travaillé ? Est-il satisfait du résultat ? Qu'aurait-il pu mieux faire ? Pour conclure qu'il a l'autre moitié du film pour se rattraper. Il est certain que c'est Truffaut qui parle, à travers ce personnage de Ferrand. Truffaut était un travailleur acharné parce qu'il était un passionné. Un perfectioniste aussi. J'ai bien peur, sur ce point là du moins, de lui ressembler...

21/04/2018

Comment se protéger des vendeurs malhonnêtes sur eBay ?

J'achète pas mal de trucs sur eBay depuis plusieurs années car je suis une collectionneuse (un peu compulsive, je dois le reconnaître) et si la très grande majorité des transactions se passe très bien, sans le moindre problème, il m'est arrrivé, comme toute personne qui achète régulièrement sur Internet, de me faire arnaquer. 

19/04/2018

15/02/2018

Sur les profs

Quelques réflexions personnelles 
sur les profs et le métier de prof.



Je ne suis pas prof moi-même, donc mon avis vaut ce qu'il vaut. Il s'agit seulement ici d'exposer quelques observations personnelles, et les conclusions, peut-être un peu hâtives, je ne sais pas, que j'ai tirées de ces observations.

04/02/2018

La date de l'article n'apparait pas sur Blogger. Que faire? Je veux changer les photos de mon diaporama. Comment faire?


J'aime beaucoup le thème que j'utilise, j'y ai mis dans le diaporama* deux chouettes photos liées à l'aviation, mais je ne sais pourquoi, la date de publication de l'article ne s'est jamais affichée dans l'en-tête. Seulement l'heure.