20/06/2018

Pour ou contre le travail à domicile ?

La question idiote... 


Oui, idiote, ma question, parce qu'on n'a pas à être pour ou contre, chacun fait, fait, fait, c'qui lui plait, plait, plait... En tout cas chacun fait selon les opportunités qui se présentent, car il est des boulots où le travail à domicile ne peut exister. Serveuse dans un restaurant, par exemple. 

Personnellement, je bosse à domicile (télétravail pour le compte d'autres personnes, mais également travail en indépendant pour moi-même) depuis que je suis en Angleterre, et ça me convient très bien. Travailler en présentiel avec une équipe me convenait aussi très bien, comme quoi je ne suis pas difficile comme personne ! Je crois que ça me convient parce que je vois les avantages des deux systèmes. Il y a des inconvénients, bien sûr, mais il ne faut pas se focaliser là dessus, ou alors il faut les prendre comme de bonnes expériences, un exercice d'adaptation en quelque sorte.


Parmi les avantages (et les inconvénients) que l'on cite généralement dans les articles consacrés à la question, on trouve :

- les transports que l'on évite, cette grève dont on ne souffrira pas si on vit en ville et qu'on doit prendre les transports en commun. Ne pas être obligés de se lever aux aurores pour arriver à l'heure à son boulot (surtout en cas de grève des transports...). 
Tout ça est indéniablement un avantage et une amélioration de la qualité de vie, mais devoir le faire n'est pas forcément un inconvénient : il y a des années, pour l'un des boulots que j'ai faits dans ma vie (j'en ai fait tellement de différents que je vais pas tous les citer) je devais me lever tous les matins à six heures pour arriver pile à 7 heures 30. Mais c'est rien comparé à des gens qui doivent se lever à cinq heures, voire plus tôt que ça. 
Le plus dur, c'était quand même de se lever, de parvenir à me réveiller et m'extirper de mon lit, parce qu'une fois que j'étais dans la rue, attendant mon bus (pour ce travail, je prenais le bus et non le métro) dans la fraîcheur du petit matin, c'était très sympa parce que je voyais tous les matins la même dame avec qui on a finit par engager la conversation. Une quinzaine de minutes plus tard, le bus s'arrêtait pour prendre un mec (toujours le même, vous l'aurez compris) qui descendait quelques stations plus loin. C'était comme un rituel. Lui n'a jamais cherché à engager la conversation avec qui que ce soit dans le bus. Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais persuadée que ce mec était un syndicaliste, probablement de la CGT. Je ne sais pas comment expliquer ça, mais quelque chose en lui me faisait penser cela. J'aime bien observer les gens dans les transports, me demander qui ils sont, où ils vont, quel est leur quotidien.
Pour un autre de mes boulots, je prenais le métro, cette fois plutôt aux heures de pointe, eh bien croyez le ou pas, ça ne me paraissait pas si horrible que ça, mis à part bien sûr le fait d'être tous serrés comme des sardines. Par contre, quand il fallait descendre et donc pousser un peu tout le monde, c'était flippant parce que j'étais jamais sûre d'y arriver avant que les portes ne se referment. 
Je dois être cinglée, mais je vous assure que j'aimais bien prendre mon petit transport matinal. Je ne veux pas dire que ça me manque, mais ça ne m'a jamais paru abominable comme truc à faire. 

Il est vrai que prendre les transports n'est pas toujours une partie de plaisir, et la plupart du temps, ce n'est pas lié au transport lui même, ni au fait d'aller travailler (du moins quand on aime bien le travail qu'on fait) mais aux personnes pas très engageantes qu'on peut y rencontrer parfois. 
Une fois, j'étais dans un bus assez plein, mais tout de même pas bondé, et voilà qu'arrive ma station. "Pardon... pardon... pardon..." je commence à dire en essayant de me frayer un passage parmi les voyageurs. J'allais dire "parmi les passagers", mais passage + passagers, c'est de la mauvaise littérature, n'est-ce pas... Bref, tout à coup, une femme nettement plus grande que moi et assez baraquée me barre carrément le passage, au lieu de se pousser, et me balance à la figure : "pardon si je veux !". Ah bon, très bien... J'essaye de la contourner par la gauche, par la doite, mais elle cherche par tous les moyens à m'empêcher de descendre. Trop tard, les portes se referment. Je crie au chauffeur : "la porte, s'il vous plait !" (une phrase bien connue des Parisiens qui la prononcent régulièrement) ce qui a eu pour effet immédiat et très étrange de calmer cette personne. Elle s'est poussée comme par enchantement, et m'a laissée sortir sans aucun problème. Bizarre bizarre... Je crois qu'elle a cherché à se faire remarquer, mais j'ai pas compris pour quelle raison. C'est clair que des expériences comme celles là, ça peut vous gâcher votre voyage.

- quand on bosse chez soi, on a la possibilité de choisir ses horaires de travail. Personnellement je n'ai pas vraiment d'horaires. Je commence à bosser quand je suis prête, et l'heure à laquelle ce miracle survient dépend des jours (ça va de 07h45 à 9h00 en fonction de la position des étoiles dans le ciel) et j'arrête de bosser quand j'ai fini ce que j'avais à faire ou alors quand je tombe par terre d'épuisement, surtout si en plus j'ai pas pris le temps de déjeuner voire même que j'ai carrément oublié (ça m'arrive...). Enfin, c'est pas tout à fait vrai ce que je dis, parce que j'ai quand même une règle d'or : finir à 18h30, en tout cas à 18h30 maximum. Là, par exemple, j'ai arrêté plus tôt que prévu, parce que j'ai bossé comme une dingue aujourd'hui et que si je n'arrêtais pas j'allais pêter un câble, mais vu qu'il est 17h30 heure british, ça fait 18h30 heure frenchie, donc je ne déroge pas tant que ça à ma règle...
Si je n'arrête que lorsque je tombe par terre, ce n'est pas parce que je n'arrive pas à m'organiser ou que je suis tombée dans le stress du "travail sans fin", comme on peut le lire ici ou là, mais tout simplement parce que je n'ai aucune envie d'arrêter. J'adore ce que je fais, c'est devenu ma priorité, alors je ne vois pas pourquoi je devrais arrêter. Je ne m'arrête même pas pour faire la pause règlementaire. Sauf quand il s'agit d'aller mettre la bouilloire en route pour me faire la tout aussi règlementaire tasse de thé, bien entendu.

- on n'a pas de patron qui vous harcèle, si tant est que les patrons sont des harceleurs. Personnellement ça ne m'est jamais arrivé, mais je connais des personnes qui ont eu des sacrés problèmes avec leur "hiérarchie", comme on dit, et ça leur a bouffé la vie. Il arrive aussi que l'on ne s'entende pas bien avec certain(e)s collègues, et là c'est vrai que c'est pénible de devoir passer la journée entière, ou une partie de la journée, avec eux. Ca, par contre, ça m'est arrivé. Je me souviens d'une nénette vraiment c...e avec qui il a fallu que je bosse plusieurs semaines. En travaillant à domicile, on est certain de pouvoir travailler dans de bonnes conditions.
Quant aux articles qui parlent de la difficulté de devoir travailler seul chez soi en raison d'un sentiment de solitude, de la difficulté de ne voir personne durant ses horaires de boulot, franchement ça ne me gêne pas du tout. Je ne ressens aucune solitude. Quand je dis ça, il y a toujours quelqu'un pour ne pas me croire et essayer de me convaincre qu'en fait ça me gêne énormément mais que je ne m'en rends pas compte. La personne refuse d'admettre que ce n'est pas un problème pour moi. Je vous assure que ce n'est pas dérangeant du tout comme système, en tout cas tant qu'on vit avec quelqu'un, car je peux comprendre très bien que si on bosse à la maison sans voir personne et qu'en plus le soir on se retrouve seul devant sa télé, là oui, ça doit être un peu dur. Mais sinon, c'est vraiment pas gênant : vous retrouvez votre moitié le soir (et vos mômes si vous en avez) et les amis, ben vous organisez vos sorties avec eux quand vous en avez envie et que tout le monde est disponible au même moment. Du coup, vous inversez : quand tant de gens se cloîtrent chez eux le week end, se levant le dimanche à onze heures pour récupérer, n'ayant pas envie de faire grand chose de la journée parce qu'ils ont passé la semaine à cavaler (et ça se comprend), inversement, quand on bosse à domicile on s'arrange pour voir plein de monde le week-end, les voisins, les amis, parce qu'on a envie de sortir ou inviter les gens à la maison. Travailler à la maison ne fait pas des gens des asociaux ni des hermites. 
Ses amis, on se les fait en dehors du lieu de travail, voilà tout. Où est le problème ? Pourquoi vouloir toujours se créer des problèmes, ou voir des problèmes, là où il n'y en a pas ? C'est plus contraignant, d'une certaine façon, c'est vrai, mais d'un autre côté je ne suis pas adepte de l'idée qu'on se fait ses amis exclusivement sur son lieu de travail, ou majoritairement sur son lieu de travail. En plus, le fait qu'on me livre des amis-tout-prêts dans un package complet comprenant boulot-paye-collègues-relations-amis, ça me déplait. Un peu comme ces bouquets de chaînes de télévision ou vous ne choisissez pas à la carte, mais où vous devez prendre le tout en bloc. Penser, d'une part, comme le suggèrent certains articles, qu'on souffre forcément de solitude si on ne voit personne sur son lieu de travail, et d'autre part qu'il n'y a pas d'autre façon de se faire des amis que sur son lieu de travail, ce sont deux grossières erreurs. 
Par contre, un des avantages de bosser en équipe, c'est que vous avez des gens avec qui déjeuner le midi (ah le fameux déjeuner, ma bête noire...). D'une part ça vous force à ne pas oublier de le faire, d'autre part j'aime bien déjeuner le midi avec des gens, je trouve ça très sympa. J'ai de très bons souvenirs de déjeuners entre collègues. 
Il y a une grande différence entre le concept du déjeuner dans le monde du travail en France, et dans celui en Angleterre. En Angleterre, les gens vont prendre maximum une demi heure pour déjeuner, alors qu'en France ça peut aller jusqu'à... Je trouve les deux systèmes acceptables (je vous l'ai dit, je ne suis pas difficile). Je n'irai pas critiquer ceux qui passent une heure et demi à déjeuner le midi parce que chacun fait, fait, fait... (du moins si votre patron vous l'autorise) et je n'irai pas critiquer non plus ceux qui avalent un sandwich devant leur ordinateur, parce que chacun fait, fait, fait... et aussi parce que c'est ce que je fais depuis que je bosse à domicile ! Il m'arrive très souvent de prendre juste le temps de préparer mon repas, et retourner le manger devant mon sacro-saint ordi.
En fait, je n'ai jamais autant bossé que depuis que je le fais à domicile. On est hyper productif quand on bosse chez soi, que ce soit pour quelqu'un d'autre, ou pour soi en indépendant. Je n'ai rien pour me distraire du travail que je dois accomplir. Pas de collègues avec qui papoter, pas de bruit pour me déconcentrer (à part quand je mets un peu de musique). Je ne suis plus malade parce que je n'attrape ni les germes des collègues qui arrivent avec une grippe ou une bronchite mal soignée et qui vous toussent dans la figure, ni les microbes qui circulent, comme tout autre passager, dans les transports en commun. 

- Un inconvénient si on est seulement en indépendant, c'est qu'on ne gagne pas tous les mois la même chose. Dans certains métiers, les indépendants courent également après leurs clients pour se faire payer. Ca c'est un truc qui m'est encore jamais arrivé (je dois dire que les Anglais sont vraiment réglos à ce niveau là), mais on ne sait jamais, ça arrivera peut être un jour. C'est pourquoi il est mieux, en règle générale, de travailler aussi pour quelqu'un, c'est à dire de télétravailler, ça assure un revenu fixe, et ensuite on peut développer en parallèle son activité propre. 

Conclusion : toutes les entreprises devraient donner à leurs salariés la possibilité de télétravailler s'ils le souhaitent, car les inconvénients de ce système sont minimes, et les avantages bien réels, surtout pour eux en terme de productivité. Malheureusement, ce système peine encore un peu à se développer en France, semble-t-il.

Donc, pour finalement répondre à ma question pas si idiote que ça en fait, je dirais que je suis pour le travail à domicile, parce qu'il n'y a pas de raison que le système n'existe pas, ou soit sous développé, mais uniquement si c'est choisi, et non imposé.
Car tout le monde n'a pas envie de travailler à domicile. Il y a des gens qui vous disent qu'eux ne pourraient pas, qu'ils ne le souhaitent pas et, comme on dit ici : "that's perfectly fine with me".

La première des conditions pour pouvoir travailler chez soi, je crois, est d'aimer vraiment, voire passionément, le travail qu'on fait, car de là découle la motivation nécessaire pour ne pas avoir de problèmes d'organisations ou d'auto-discipline. Comment se mettre au boulot, en effet, si on voit le travail à accomplir comme une corvée ennuyeuse ? Il faut se lever le matin avec enthousiasme, avec l'envie de démarrer sa journée, et terminer le soir en étant satisfait du travail accompli, que ce soit au niveau de la qualité, bien sûr, mais aussi de la quantité. Même quand je suis claquée à la fin de la journée, je suis toujours hyper contente d'avoir bossé comme une dingue. Pour moi, ça signifie que j'ai réussi ma journée. Ai-je réussi ma journée aujourd'hui alors que j'ai arrêté une heure plus tôt que prévu ? Bon, eh, faudrait p'tet pas exagérer, non plus, hein...

Tiens, ça me rappelle Truffaut dans "La Nuit Américaine", quand le metteur en scène, Ferrand, explique en voix off comment il fait son examen de conscience au milieu du tournage de son film : a-t-il bien travaillé ? Est-il satisfait du résultat ? Qu'aurait-il pu mieux faire ? Pour conclure qu'il a l'autre moitié du film pour se rattraper. Il est certain que c'est Truffaut qui parle, à travers ce personnage de Ferrand. Truffaut était un travailleur acharné parce qu'il était un passionné. Un perfectioniste aussi. J'ai bien peur, sur ce point là du moins, de lui ressembler...

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Quelques réflexions personnelles 
sur les profs et le métier de prof.



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16/11/2017